Home » Films/Dessins animés, Le chateau ambulant, Réalisation

Le Son & la Musique dans le Château Ambulant

12 août 2009 633 views Pas de commentaires

 

Dès les début de l’animation, le studio Ghibli est allé enregistré des sons d’ambiance en Europe dés octobre 2003, pour ainsi reconstituer un 19ème siècle totalement imaginaire mais pour le moins fidèle à la réalité de l’époque. Le réalisateur Hayao Miyazaki, a souhaité retrouver dans son film des sons authentiques & clairs, dans le fond étrangers à l’Asie, enregistrant donc des bruits de pas, de calèches tirées par des chevaux, le son des routes pavées et des anciens bolides, l’ambiance des ports, cafés et rues françaises. Ces sons purs contrasteront avec l’agressivité des sons des machines de guerre.Toujours aux commandes de la musique, son partenaire musical de toujours Joe Hisaishi a écrit des mélodies rendant parfaitement l’atmosphère onirique présente dans le livre. L’expérience fut très riche pour le compositeur, ses inspirations musicales se sont évidemment faites par le biais du réalisateur Miyazaki, mais également par celui de la romancière Diana Wynne Jones. Pour le Château Ambulant, ce dernier lui a demandé comme particularité de créer un thème et ses variations pour le personnage de Sophie qui évolue au cours de l’histoire, passant de 18 ans à 90 ans, le film a besoin d’une chanson pour le personnage qui insiste sur l’idée qu’elle, ne change pas. La difficulté de son  travail reposait sur les variations du thème. Musique parfois comique, d’autres fois romantique, Hisaishi la décline tout au long du film.

Le compositeur, lors de la présentation finale, par souci d’authenticité  & d’humanité a preféré jouer le morceau au piano devant l’équipe  ghibli. L’anecdote raconte que trop concentré, il aurait eu le trac et se serait trompé plusieurs fois. Malgré tout Miyazaki et Suzuki furent impressionnés et gardèrent la chanson que l’on entend maintenant dans le film.

La partition de Joe Hisaishi emprunte beaucoup de sonorités à sa bande-originale précédente (Chihiro) et aux compositeurs européens. Très symphonique, elle évoque les compositions de John Williams, les éblouissantes envolées orchestrales transportent les spectateurs dans un tourbillon d’images musicales, aux arrangements extremement doux & mélancoliques . Certains airs d’accordéon certes stéréotypés évoquent la musique française que les japonais identifient à la France. Si l’on en juge la variété de des compositions par rapport à d’autres oeuvres, nous avons quand même moins de variations dans les mélodies. La valse, thème principal du film est juste déclinée tout au long du film. La bande-originale en dépit de sa puissance lyrique semble plus effacée, plus en retrait qu’à l’accoutumée,  pas un seul thème inoubliable ne se dégage véritablement de l’ensemble, elle accompagne le rythme du film et renforce son appartenance Européenne.

Laissez votre reponse

Add your comment below, or trackback from your own site. You can also subscribe to these comments via RSS.

Be nice. Keep it clean. Stay on topic. No spam.

You can use these tags:
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

This is a Gravatar-enabled weblog. To get your own globally-recognized-avatar, please register at Gravatar.