La charismatique sorcière royale a l’apparence douce et majestueuse, elle a tout de la magicienne bienfaisante des contes traditionnels occidentaux. Miyazaki s’ inspire de cette tendre marraine qui veille. Mais c’est justement en vue de nous tromper que l’artiste a dissimulé sous cette apparence de bonne fée, une femme perfide, pleine de rancœur et assoiffée de pouvoir.
Le magicien Hauru a autrefois été son disciple, puis il l’a quitté lorsqu’il a pactisé avec un démon et dans l’intention d’étudier auprès de la terrible sorcière des Landes.
Personnage de Suliman
La sorcière des landes fait régner la terreur sur le pays.
Imposante par la taille et par son poids, elle est souvent vêtue de noir ou de pourpre . Cette sorcière impressionne par sa corpulence et son regard terrifiant.
Elle fut Chassée du palais une cinquantaine d’années auparavant, et fut remplacée par Suliman, elle attend néanmoins une réhabilitation au Palais Royal.
Fasciné par son pouvoir, Hauru a souhaité l’approcher mais il la rejette rapidement prenant peur devant tant de méchanceté. Quant à elle, flattée que ce jeune prince charmeur s’intéresse à elle, elle sera prise d’une grande jalousie envers Sophie, et jettera un sort à la chapelière pour la punir.
Personnage de la Sorcière des Landes

Marko est l’apprenti de Hauru. Jeune mais débrouillard, il s’occupe de la vente de potions magiques fabriquées par son professeur dans les diverses villes où s’ établit le château ambulant. En vue d’être plus crédible, il se transforme en étrange petit vieillard grâce à une cape magique et une immense barbe grise. Sans parents et sans véritable éducation, Marko trouve
rapidement en Sophie l’affection et l’attention maternelle dont il semble tant manquer. Elle sera pour lui la grand mère attentionnée et exigeante, puis la mère réconfortante. Sous sa carapace, Marko cache un coeur d’enfant innocent & fragile, qu’il dissumule sous cette étrange apparence de la maturité.
Démon de feu, Calcifer est une petite flamme qui, grâce à ses pouvoirs maléfiques, fait vivre et bouger le château de Hauru. Grâce à lui, la demeure ambulante n’est pas qu’un vulgaire tas de bois et de fer !
Hauru a lié autrefois un pacte avec le démon qui est de le servir en faisant bouger le château à sa demande ou en chauffant l’eau du bain ! Mais Calcifer est têtu et râleur, il n’aime pas être exploité ou servir de chauffe-plat ! Il acceptera néanmoins la présence de Sophie et satisfera ses moindres requêtes, liant même un pacte avec elle : si elle trouve les clefs du secret de Calcifer et de Hauru, il la délivrera de son sort.
Malgré ses constantes plaintes et ronchonneries, Calcifer est très attaché à Hauru et à Sophie, qui entretient le feu régulièrement au grand réconfort de Calcifer.Il n’a rien de démoniaque, fort au contraire, car une fois libre, il rejoindra cette petite famille et continuera à faire vivre le château ambulant.
Au delà du caractère bien trempé de ce petit personnage, Calcifer incarne symboliquement la chaleur du foyer, l’étincelle de vie du château et des personnages. Il donne sa force à la machine, comme il réconforte par sa chaleur, ses propriétaires. C’est un être dépendant des autres, donc omniprésent, il existe par sa parole et surtout ses coups de colère qui le rendent si drôle et attachant. Il n’en demeure pas moins mystérieux, Calcifer rime avec Lucifer, et son existence nous laisse beaucoup d’interrogations.
Ancien disciple de la sorcière royale Suliman, Hauru est un jeune et puissant magicien qui a conclu un acte avec un démon de feu l’obligeant à s’enfuir. Il approche ensuite la terrifiante Sorcière des Landes mais renonce, préférant sa liberté et la clandestinité aux responsabilités. Il se réfugie dans un château ambulant et derrière plusieurs identité (Pendragon, Jenkins ou tout simplement Hauru).
Hauru est un être craintif et peureux, terrifié à l’idée d’affronter la sorcière des Landes ou Suliman. Mais il trouve dans la présence de Sophie une protection et une motivation pour dépasser ses angoisses et affronter son destin. Il sait depuis le jour où il s’est uni à Calcifer que son destin est lié à celui de la jeune chapelière, qui viendra les sauver. Il voit en elle la belle jeune femme qu’elle est et non pas le sortilège qui fait d’elle une vieillarde. Hauru est prisonnier d’un terrible maléfice pour avoir pactisé avec un démon qui ronge son âme humaine et fait de lui peu à peu un véritable démon.
Hauru se transforme la nuit en créature ailée, recouverte de plumes noires, tentant de désactiver les bombes magiques des deux royaumes en guerre. En parallèle, il a tout du beau prince charmant avec ses yeux bleus, ses cheveux blonds et ses chemises à jabots. Cependant on découvre très vite que ce n’est pas sa véritable identité, et que son apparence est travaillée et son égo démesuré. Sophie va lui apprendre peu à peu à s’occuper des autres et à mettre de côté son apparence physique.
Hauru incarne l’adolescent immature, en perte de repères. Il se plaît à jouer la comédie à séduire et change de noms comme il peut changer d’apparences. Son château est à l’abandon, comme l’adolescent ignorant l’état de sa chambre. L’engagement le fait peur et la fuite et sa seule issue. Il n’a pas confiance en lui et ne cherche en aucun cas les responsabilités. Hauru veut être libre et jouir de la vie.
Il Trouve la guerre entre les deux royaumes stupide et infondée, mais y participe malgré tout, le risque et l’adrénaline l’amusent jusqu’à une certaine limite. L’arrivée de Sophie et sa grande sagesse d’esprit marquent une rupture dans sa vie, l’engagement, l’amour et les responsabilités se font siennes. Hauru est prêt à devenir un homme responsable et à incarner le père de famille sûr de lui.
Titre original : Hauru no Ugoku Shiro
Titre français/anglais : Le Château Ambulant / Howl’s Moving Castle
Année de création : 2004
Date de sortie au Japon & Nombre de spectateurs : 20 novembre 2004/14 millions de spectateurs
Date de sortie en France & Nombre de spectateurs : 12 janvier 2005/1,5 million de spectateurs
Durée du film : 1h59
Scénario, mise en scène, réalisation : Hayao Miyazaki
Histoire originale : Howl’s Moving Castle (le Château de Hurle)de Diana Wynne Jones 

Directeurs de l’animation : Akihiro Yamashita, Takeshi Inamura, Kitaro Kosaka
Directeur de l’animation numérique : Yozi Takeshige, Noboru Yoshida
Chef coloriste : Michiyo Yasuda
Effets sonores: Toru Noguchi
Directeur audio : Kazuhiro Hayashi
Camera : Atsushi Okoui
Musique : Joe Hisaishi
Thème chanté: Composé par Yumi Kimura et Interprété par Chieko Baisho
Production : Toho Company, Les Studios Ghibli, Tokuma Shoten,
NTV, Dentsu
Producteur exécutif : Toshio Suzuki
Durée de la réalisation : 18 mois (de février 2003 à juillet 2004)
Budget : 20 millions d’euros
Box-Office (Japon): 186,4 millions de dollards (20 milliards de Yens) au 1er avril 2005
Nominations et Récompenses :